Histoires d'eaux (1)
J’étais franchement vexé par ce qui venait de se passer et à vrai dire je ne savais plus trop quoi faire pour terminer de manière plus agréable cette soirée, évidemment le soir où Jérôme n’était pas disponible. Il n’était pas très tard, cependant les rues étaient à moitié vides, il faisait encore froid. Le ciel était vide, c’était la nouvelle lune, et je marchais dans cette nuit inutile et sans âme. Je pris alors Sebastopol pour me rendre dans un sauna où au moins il ferait chaud. En fait, c’était même le seul sauna potable qu’il restait. Celui dans lequel je rendais auparavant avait fermé après un incendie. D’ailleurs j’aurais vraiment aimé voir la tête des mecs entrain de se sucer dans le hammam quand el feu s’était déclaré, au moins la lumière des flammes leur aurait permis de voir la tête du gars à qui ils étaient en train de tailler une pipe et je me demandais si dans certains cas ce n’était pas encore une plus mauvais surprise que l’incendie en lui-même. Devant l’entrée du sauna un mec attendait assis sur un banc visiblement en train d’hésiter pour entrer, ce devait être sa première fois. Ce qui ne l’empêcha pas d’oublier toutes ses appréhensions une fois que j’eus passé le seuil de l’entrée.
La lilloise de l’accueil me donna une clef et une capote, et tandis que je descendais les escaliers pour les vestiaires, je croisais d’autres mecs qui s’en allaient, non sans me mater avec ce regard qui signifiait « merde, si j’avais su je serais resté une demi-heure de plus ». Je me déshabillais tout en regardant autour de moi avec lequel je pourrais éventuellement baiser. Mais si tous les regards étaient posés sur moi, le mien ne se posait sur personne en cet instant. J’allais directement dans le jacuzzi qui était à moitié plein. Je m’asseyais donc à côté de trois désormais incontournables lilloises, d’un gros d’une cinquantaine d’années visiblement passif qui, vautré sur le rebord du jacuzzi, faisait mine se relaxer alors qu’en fait il rendait ainsi plus accessible son cul en attendant qu’un doigt vienne à le trouver. Personne n’allait au sauna pour se relaxer et encore moins pour faire un sauna, il y avait des salles de sport pour cela. Les petites lilloises avaient gardé leur maillot de bain, les allumeuses étaient toujours les plus prudes. Et elles gloussaient joyeusement dans leur bain, jouaient à se tripoter, se racontaient leur déception par rapport à leur dernier plan cul, et surtout elles ne cessaient de me dévisager avec gourmandise même si je savais bien qu’elles ne tenteraient rien. Malgré leurs caquetages et leurs petits cris, la Lilloise n’était pas vraiment téméraire.
Un autre vieux d’une quarantaine d’années entra à son tour dans le jacuzzi. La couleur fut immédiatement donnée lorsqu’en retirant sa serviette il exhiba fièrement un magnifique cockring argenté. A peine entré dans l’eau, il se mit à renifler bruyamment du poppers et commença à se masturber. Du coup je reviens légèrement sur ce que j’ai pu dire à l’instant. On ne vient pas au sauna pour se relaxer mais au moins on fait un minimum semblant, c’est une règle basique de savoir-vivre, on aurait sinon l’impression d’aller au Dépôt. Les trois lilloises ricanèrent de plus belles, mais en y regardant de plus près l’on voyaient bien qu’elles étaient émoustillées, espérant chacune que leurs deux autres camarades sortent du jacuzzi afin de pouvoir se faire défoncer sous poppers sans risquer de se faire juger par leurs copines. Finalement ce fut la plus acnéique des trois qui décida de surmonter sa crainte du qu’en dira-t-on et qui se mit à le sucer en plein milieu du jacuzzi, après comme tout premier contact (drague et préliminaires réunis) une très brève masturbation mutuelle. Il est des moments où le glauque devient franchement écoeurant, c’est à ce moment que je quittais le jacuzzi pour rejoindre les cabines. J’irais plus vite,et cela m’éviterait d’avoir deux laiderons en train de baiser just sous mon nez, au moins à l’étage, ils s’enfermaient.
18/08/07 - 08:20
ciel! je ne m'imaginais pas que c'était aussi enrichissant pour l'ego que de jouer les starlettes au sun-city...
olivier-le-gars-naturel