J'écoute : plein, plein de choses et très très bien. Et je chante aussi.
Je regarde : mes mains
Je lis : les bienveillantes (et ça fait un bout de temps)
Je joue : à faire de bonnes résolutions
Je mange : les sablés au chocolat bonne mamant avec du thé pleine lune de chez mariage frère et c'est tres bon.
Je bois : du vin (et ça fait un bout de temps)
Je cite : Le quelconque reste trop répandu tandis que l'exceptionel demeure trop rare (NYC)
Je pense : et ça me fatigue
Je rêve : et j'aime ça, ça m'empêche de penser
(mis à jour lundi 19 mars 2007 à 01:17)

11/08/2007

11/08/07 - 12:49

... suivie d'une soirée ordinaire (2)

Les autres drags ne semblaient pas vraiment approuver leur camarade, même de sa part, c’était tout de même un peu trop désespéré comme manière d’agir et elles commençaient à s’écarter légèrement pour retourner à leurs affaires avec les trois mecs qui du coup avaient été lassés pour compte. La lilloise était maintenant prise entre le beauf derrière et la drag devant, chacun y allant de ses petites ondulations de bassin, même si de mon avis, le beauf semblait plus tituber qu’onduler. Ce dernier caressait la lilloise, emballait la drag et matait le barman en attente d’une quelconque réaction de sa part. Mais celui-ci détourna rapidement son attention quand un groupe de trois jeunes minets BCB entrèrent, le type même du fils à papa mais qui sent le sexe à 10 kilomètres. Ils me rejoignirent à l’autre bout du bar, non sans avoir jeté un regard dédaigneux sur le show qui se déroulait alors. En plus de sentir le sexe, ils puaient le fric, ceinture Gucci, paire de Prada, chemise Kenzo, à peine majeurs et ils avaient déjà dévalisé la moitié de l’avenue Montaigne ; c’était les mêmes que l’on voyait errer le regard vide et la mine blasée la nuit au Baron ou au Cab. La Gold et le compte alimenté par Papa les avaient grandir trop vite, tout leur était déjà acquis et leur vie n’était qu’une perpétuelle répétition sans but, sans surprise et sans difficulté.
Ils commandèrent chacun une coupe,que le barman s’empressa de leur servir, non sans avoir précisé à l’un d’entre eux (probablement) le plus jeune qu’il était bien plus mignon quand il souriait. Evidemment cette réplique fit mouche, ils jouaient aux adultes mais n’étaient finalement que des enfants, le moindre compliment et tout s’emballait. Leur façade était décidément bien fragile, je ne le savais que trop après en avoir mis plus d’un dans mon lit. Le barman entama alors franchement la discussion, tout en sachant que tout était déjà gagné d’avance. Il devait avoir au plus dix-huit ans, les cheveux bruns mi-longs, les yeux clairs et le teint légèrement hâlé. Il portait une chemise blanche cintrée et parfaitement coupée, un bracelet Dinh Van, un Diesel orné d’une ceinture Gucci et des chaussures de ville, probablement des Kenzo en cuir vieilli. Son visage exprimait l’assurance tandis que ses yeux trahissaient le doute. Il s’appelait Pierre. C’est alors que la star revint, avançant d’un pas assuré vers le bar et surtout vers le barman. Il n’avait plus qu’une chose à faire, jouer la bonne copine avec Pierre. De l’autre côté le trio nymphomane commençait à se calmer vu qu’il n’était plus vraiment le centre ‘attention et surtout que le beauf commençait à s’ennuyer du barman. De son côté la star n’arrivait pas vraiment à engager la discussion avec Pierre, différence de milieu social probablement.
C’ est alors que l’improbable se produit, le beauf vint vers moi et commença à m’allumer, tentant de conquérir ainsi de nouveau l’attention du barman ; la star le prenant en exemple engagea alors la même démarche. Et moi j’étais là, assis tranquillement sur mon tabouret, quand ces deux connards commencèrent à me déblatérer leurs conneries. Le beauf empestait l’alcool, la star empestait Le mâle de Gaulthier. Etant donné que je n’avais rien d’autre à faire dans la demi-heure qui suivait et que dans tout e la clientèle du bar, aucun n’était réellement baisable, je décidais de jouer le jeu.

commentaires

11/08/07 - 13:16

Mais pourquoi n'avez-vous pas plutôt rejoint le jeune et beau Népomucène dans son bre-ar !?!?

11/08/07 - 22:26

Une belle description. Toutes ces marques, cette façon d'être... ça fait rêver !

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